La France vieillit, mais à 70 ans, les projets continuent.
La France vieillit. Ce constat démographique est désormais incontestable. L’allongement de l’espérance de vie, l’arrivée des générations du baby-boom aux âges de la retraite et la baisse de la natalité transforment progressivement la société française. Mais comment bien vieillir en France ?
Mais derrière les statistiques, une autre réalité apparaît : avoir 70 ans aujourd’hui ne signifie plus nécessairement être vieux, dépendant ou sans projet. De nombreux seniors sont autonomes, actifs, propriétaires de leur logement et souhaitent continuer à voyager, réaliser des travaux, aider leurs enfants ou simplement améliorer leur confort de vie.
Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de vivre plus longtemps. Il est de bien vieillir, en conservant son autonomie, son logement et sa liberté de décision. Cette ambition suppose parfois de trouver des solutions de financement adaptées aux seniors.
La France face au vieillissement de sa population
En 2025, la France a connu un changement démographique historique : le nombre de décès a dépassé celui des naissances pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Les personnes âgées de 65 ans ou plus représentent désormais environ 22 % de la population. Leur proportion devrait continuer à progresser au cours des prochaines décennies. Selon les projections démographiques de l’Insee, la France comptera une population plus âgée en 2070, avec une progression particulièrement forte du nombre de personnes de plus de 75 ans.
Cette évolution ne signifie pas uniquement que la France comptera davantage de personnes dépendantes. Elle signifie surtout que des millions de Français passeront une période de plus en plus longue à la retraite.
À 65 ans, l’espérance de vie atteint environ 20 ans pour les hommes et plus de 23 ans pour les femmes. Une personne qui part à la retraite doit donc souvent organiser une nouvelle étape de sa vie susceptible de durer deux décennies, parfois davantage.
À 70 ans, on n’est pas nécessairement vieux
L’âge administratif ne correspond pas toujours à l’âge réel, à l’état de santé ou au degré d’autonomie.
Selon la DREES, l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans atteignait, en 2024, 11,8 ans pour les femmes et 10,5 ans pour les hommes. Cela signifie qu’une grande partie des personnes de 70 ans vivent encore sans limitation importante dans leurs activités quotidiennes.
Beaucoup conduisent, voyagent, pratiquent une activité sportive, s’investissent dans une association, s’occupent de leurs petits-enfants ou lancent de nouveaux projets. Certains souhaitent également reprendre une activité professionnelle, créer une entreprise ou investir dans l’immobilier.
Parler du vieillissement uniquement sous l’angle de la dépendance donnerait donc une image incomplète de la réalité. Les seniors ne forment pas une population homogène. Une personne de 65 ans récemment retraitée n’a pas les mêmes besoins qu’une personne de 85 ans confrontée à une diminution de sa mobilité.
Cette diversité doit être prise en compte par les établissements bancaires et les professionnels du financement.
Bien vieillir, c’est d’abord préserver son autonomie
Bien vieillir repose sur plusieurs facteurs. L’activité physique, une alimentation adaptée, la prévention médicale et le maintien d’une vie sociale jouent un rôle déterminant. Mais le logement et les moyens financiers sont également essentiels.
Une grande majorité des Français souhaite rester le plus longtemps possible à son domicile. Pour rendre ce choix possible, certains travaux doivent être anticipés : remplacement d’une baignoire par une douche accessible, installation d’un monte-escalier, suppression des différences de niveau, élargissement des portes, motorisation des volets ou aménagement d’une chambre au rez-de-chaussée.
Il peut également être nécessaire d’engager une rénovation énergétique. Un logement mal isolé devient coûteux à chauffer et peut être inconfortable, particulièrement pour une personne âgée.
MaPrimeAdapt’ peut financer une partie des travaux d’adaptation du logement sous certaines conditions d’âge, de ressources ou de perte d’autonomie. Cette aide peut couvrir 50 % ou 70 % des dépenses éligibles. Cependant, elle ne finance pas toujours la totalité du projet et peut laisser un reste à charge important.
Les seniors ont encore de nombreux projets à financer
Les besoins financiers ne disparaissent pas au moment de la retraite. Ils évoluent.
Un senior peut avoir besoin de financer :
- des travaux d’adaptation ou de rénovation de son logement ;
- l’achat d’un véhicule plus confortable ;
- des services d’aide à domicile ;
- des dépenses de santé insuffisamment remboursées ;
- un voyage ou un projet personnel ;
- un déménagement vers un logement mieux adapté ;
- une donation ou une aide apportée à ses enfants ;
- les études ou l’acquisition immobilière d’un petit-enfant ;
- des droits de succession ;
- le remboursement de crédits existants ;
- les dépenses liées à une perte d’autonomie.
La difficulté réside souvent dans le décalage entre le patrimoine détenu et les revenus disponibles.
De nombreux retraités sont propriétaires d’un logement entièrement ou presque entièrement remboursé. Ils disposent donc d’un patrimoine immobilier, mais pas nécessairement d’une épargne immédiatement disponible. Dans le même temps, le montant de leur pension peut limiter leur capacité à souscrire un crédit bancaire classique.
Ils peuvent ainsi être propriétaires d’un bien de grande valeur tout en rencontrant des difficultés pour financer 30 000, 50 000 ou 100 000 euros de travaux ou de projets.
Pourquoi emprunter devient-il plus difficile avec l’âge ?
Il n’existe pas d’âge légal maximal pour emprunter. Chaque banque fixe cependant ses propres critères concernant l’âge en fin de prêt, les revenus, l’assurance emprunteur et l’état de santé.
À partir d’un certain âge, la durée possible du financement diminue. Le coût de l’assurance peut également augmenter ou rendre le crédit moins accessible. Lorsque le senior est déjà retraité, l’établissement prêteur analyse principalement le montant de la pension, les charges, le patrimoine et le reste à vivre.
Un refus de crédit classique ne signifie pourtant pas qu’aucune solution n’existe. Plusieurs financements peuvent être étudiés selon l’âge, les revenus, la valeur du patrimoine et la nature du projet.
Quelles solutions de financement pour les seniors pour bien vieillir en France ?
Pour un besoin limité, un prêt personnel ou un crédit à la consommation peut être envisagé si les revenus permettent de supporter les mensualités.
Lorsqu’il existe plusieurs crédits, le regroupement de crédits peut permettre de réduire le montant des échéances et de retrouver un budget mensuel plus confortable. Cette opération doit toutefois être analysée dans son ensemble, car l’allongement de la durée peut augmenter le coût total du financement.
Pour des montants plus importants, le prêt hypothécaire permet à un propriétaire d’emprunter en apportant son bien immobilier en garantie. Il peut notamment financer des travaux, une donation, des dépenses de succession, l’aide aux enfants ou un projet personnel.
Le prêt relais senior peut aussi accompagner la vente d’une résidence devenue trop grande ou inadaptée et l’acquisition d’un nouveau logement.
Enfin, lorsque les revenus ne permettent pas d’assumer une mensualité classique, le prêt viager hypothécaire peut constituer une solution particulièrement adaptée.
Le prêt viager hypothécaire pour mobiliser son patrimoine
Le prêt viager hypothécaire, ou PVH, permet à un propriétaire d’obtenir une somme d’argent en donnant son logement en garantie, sans être obligé de le vendre.
L’emprunteur reste propriétaire de son bien et continue à l’occuper. Il ne verse généralement aucune mensualité pendant la durée du prêt. Le capital et les intérêts sont remboursés au décès de l’emprunteur ou lors de la vente du bien.
Le montant pouvant être obtenu dépend principalement :
- de l’âge de l’emprunteur ;
- de la valeur du logement ;
- de la localisation et de la qualité du bien ;
- des conditions proposées par l’établissement prêteur.
Plus l’emprunteur est âgé, plus la part de la valeur du logement susceptible d’être mobilisée peut être importante.
La trésorerie obtenue peut servir à adapter le domicile, financer des travaux, améliorer le niveau de vie, aider ses proches ou concrétiser un projet longtemps différé.
Une solution qui doit être étudiée avec précaution
Le prêt viager hypothécaire présente un avantage majeur : il permet d’utiliser son patrimoine immobilier sans vendre son logement et sans alourdir son budget mensuel.
Mais son coût doit être clairement expliqué. Les intérêts sont capitalisés et s’ajoutent progressivement au capital emprunté. La dette augmente donc avec le temps et réduit la valeur qui pourra être transmise aux héritiers.
Le PVH doit être comparé avec les autres solutions envisageables : prêt hypothécaire amortissable, regroupement de crédits, vente en viager, vente du logement, prêt relais senior ou mobilisation d’une épargne financière.
Il ne s’agit pas de choisir un produit uniquement en fonction de l’âge. Il faut tenir compte du projet, de la situation familiale, du patrimoine, des revenus et de la volonté de conserver ou de transmettre le bien immobilier.
Cibfinance accompagne les projets des seniors
Le vieillissement de la population française crée de nouveaux besoins, mais aussi de nouvelles responsabilités pour les professionnels du financement.
À 70 ans, on peut encore avoir vingt années de vie devant soi et de nombreux projets à concrétiser. L’accès au crédit ne devrait donc pas être pensé uniquement à travers l’âge, mais à partir de la situation globale de chaque emprunteur.
Cibfinance étudie différentes solutions destinées aux seniors : crédit à la consommation, regroupement de crédits, prêt hypothécaire, prêt relais senior et prêt viager hypothécaire.
L’objectif est de rechercher un financement cohérent avec les ressources, le patrimoine et le projet de chacun. Bien vieillir, c’est aussi conserver la liberté d’utiliser son patrimoine pour choisir sa manière de vivre.


