Pourquoi le rachat de crédit est particulièrement pénalisé en période de hausse des taux
Depuis la remontée rapide des taux d’intérêt, le marché du crédit s’est fortement tendu d’autant que le taux d’usure progresse très légèrement…
Si tous les financements sont concernés, le rachat de crédit est, de loin, le plus impacté.
De nombreux emprunteurs se heurtent aujourd’hui à des refus ou à des conditions beaucoup plus strictes.
Cette situation s’explique par une combinaison de facteurs économiques et réglementaires qui pénalisent particulièrement ce type de financement.
Un coût de l’argent qui augmente pour les banques
Comme pour le crédit immobilier classique, les banques doivent se refinancer pour prêter. Lorsque les taux augmentent, ce refinancement devient immédiatement plus coûteux.
Le coût de la ressource augmente donc rapidement, ce qui réduit mécaniquement la rentabilité des crédits accordés.
Dans un fonctionnement normal, les banques ajustent leurs taux pour préserver leur marge. Mais cette capacité d’ajustement est aujourd’hui limitée.
Le taux d’usure bloque l’ajustement des taux
Le taux d’usure fixe un plafond que les banques ne peuvent pas dépasser. Il est calculé à partir des taux du trimestre précédent, ce qui crée un décalage en période de hausse rapide.
Les banques se retrouvent donc dans une situation où :
- leur coût de financement augmente immédiatement
- mais elles ne peuvent pas augmenter leurs taux dans les mêmes proportions
Ce décalage réduit fortement les marges.
Le rachat de crédits : un financement structurellement plus risqué
Contrairement à un prêt immobilier classique, le rachat de crédits présente un niveau de risque plus élevé.
Les profils sont souvent plus fragiles financièrement, avec :
- un taux d’endettement déjà important
- une situation budgétaire parfois tendue
- une accumulation de crédits à la consommation
Cela se traduit par un taux de contentieux plus élevé que sur le crédit immobilier.
Pour compenser ce risque, les banques appliquent naturellement des taux plus élevés.
En moyenne, le taux d’un rachat de crédits est supérieur d’au moins un point à celui d’un crédit immobilier classique.
Un coût d’instruction beaucoup plus important
Le rachat de crédits est également un financement plus complexe à mettre en place.
L’analyse du dossier est plus longue et plus technique :
- étude détaillée de chaque crédit existant
- vérification des flux financiers
- reconstitution du budget du client
- analyse du comportement bancaire
Ce travail représente un coût opérationnel plus élevé pour la banque.
Ce coût est intégré dans le taux proposé au client.
Un modèle économique sous pression
En temps normal, ces deux éléments sont intégrés dans la tarification :
- un risque plus élevé
- un coût de traitement plus important
Mais en période de hausse des taux, la situation se complique fortement.
Le coût de la ressource augmente rapidement, tandis que le taux d’usure empêche d’ajuster suffisamment les taux.
Les banques ne peuvent plus répercuter :
- ni l’augmentation du coût de l’argent
- ni le niveau de risque
- ni le coût d’instruction
La marge devient alors insuffisante, voire inexistante.
Une double contrainte qui bloque le marché
Le rachat de crédits se retrouve pris dans un effet ciseau encore plus marqué que le crédit immobilier :
- des taux naturellement plus élevés
- un plafond d’usure rapidement atteint
- une rentabilité dégradée
Dans de nombreux cas, les dossiers dépassent le taux d’usure avant même d’être finalisés.
Cela conduit à des refus techniques, indépendamment de la qualité du client.
Des banques encore plus sélectives
Face à cette situation, les établissements prêteurs réduisent fortement leur exposition.
Ils sélectionnent uniquement :
- les dossiers les plus sécurisés
- les profils les plus stables
- les opérations les plus rentables
Certains acteurs se retirent même temporairement du marché du rachat de crédits.
Une mesure de la Banque de France insuffisante pour le rachat de crédits
La mensualisation du taux d’usure mise en place en 2023 a permis d’améliorer la situation globale.
Elle a réduit le décalage entre les taux du marché et le plafond réglementaire, en évitant les blocages en fin de trimestre
Mais cette mesure reste insuffisante pour le rachat de crédits.
En raison de leurs taux plus élevés, ces financements atteignent plus rapidement le seuil d’usure, même avec un ajustement mensuel.
Ce que cela signifie pour les emprunteurs
Aujourd’hui, obtenir un rachat de crédits est devenu plus complexe.
Même des dossiers qui passaient facilement auparavant peuvent être refusés :
- non pas pour un problème de solvabilité
- mais pour une impossibilité réglementaire
Le montage du dossier devient déterminant :
- optimisation de l’assurance
- réduction des frais
- choix de la bonne structure de financement
Chaque détail peut faire la différence pour rester sous le seuil d’usure.
L’usure et la rachat de crédit
Le rachat de crédits est le segment le plus sensible à la hausse des taux.
Il cumule plusieurs contraintes :
- un risque plus élevé
- un coût de traitement plus important
- des taux naturellement plus hauts
- un plafonnement réglementaire contraignant
Dans ce contexte, le rôle du courtier est essentiel pour structurer les dossiers, identifier les établissements encore actifs et maximiser les chances d’acceptation.
Rachat de crédits : faites votre simulation en ligne avec Cibfinance
Réalisez dès maintenant une simulation de rachat de crédits sur notre site www.cibfinance.fr et obtenez une étude personnalisée de votre situation.
Un conseiller Cibfinance vous rappelle rapidement pour analyser votre dossier et vous orienter vers la meilleure solution de financement adaptée à votre profil professionnel.
Si le regroupement de crédits entraîne une diminution du montant des mensualités, celle-ci peut entraîner un allongement de la durée de remboursement du crédit et majorer son coût total.


- Regroupement de Crédits avec et sans garantie hypothécaire
- Recherche de trésorerie, Prêt hypothécaire de trésorerie.
- Prêt Viager Hypothécaire
- Financement rachat de soulte plus un crédit
- Prêt travaux sur 20 ans pour rénovation énergétique de son DPE
- Prêt-relais senior après 65 ans
- Comment financer les droits de succession
- Financement de SCPI par nantissement.
- Téléphone : 04 77 32 32 09
- mail : contact@cibfinance.fr ou Formulaire de contact

