Pourquoi le conseil indépendant n’est pas autorisé en regroupement de crédits et pourquoi cela renforce le rôle du courtier expert.
Le terme de conseil est aujourd’hui omniprésent dans l’univers financier.
Il est largement utilisé dans la communication commerciale, parfois à tort, parfois par méconnaissance du cadre réglementaire.
En matière de crédit, et plus particulièrement de regroupement de crédits, cette confusion peut devenir problématique, tant pour les professionnels que pour les emprunteurs.
Depuis la transposition en droit français de la directive européenne sur le crédit immobilier, dite DCI, le législateur a clairement distingué plusieurs notions essentielles.
Parmi elles, le service de conseil indépendant constitue une activité juridique à part entière, strictement encadrée, et dont le champ d’application est volontairement limité.
Contrairement à une idée reçue encore très répandue, le conseil indépendant n’est pas autorisé dans le cadre du rachat de crédits.
Cette réalité réglementaire n’affaiblit pas la profession de courtier en regroupement de crédits.
Elle en renforce au contraire la responsabilité, la technicité et la valeur ajoutée lorsqu’elle est exercée par un expert spécialisé comme Cibfinance.
Le conseil indépendant est une création spécifique de la directive crédit immobilier
La directive européenne 2014 17 UE, communément appelée directive crédit immobilier, a été transposée en droit français par l’ordonnance du 25 mars 2016.
Cette transposition a profondément modifié le cadre juridique applicable aux crédits immobiliers à destination des particuliers.
Pour la première fois, le législateur a introduit une définition formelle du service de conseil en matière de crédit, en le distinguant clairement de l’octroi de crédit et de l’activité d’intermédiation.
Cette définition figure aujourd’hui aux articles L313 13 et suivants du Code de la consommation.
Le texte précise que le service de conseil consiste à fournir des recommandations personnalisées à un emprunteur sur un ou plusieurs contrats de crédit.
Il s’agit d’une activité distincte, optionnelle, qui ne se confond ni avec l’obligation d’information ni avec l’explication des caractéristiques d’un financement.
Plus encore, la directive a prévu une catégorie particulière de conseil. Le conseil dit indépendant. Celui ci est soumis à des conditions strictes.
Le professionnel doit analyser un nombre suffisamment important de contrats disponibles sur le marché et ne peut percevoir aucune rémunération de la part d’un prêteur ou d’un intermédiaire.
La rémunération ne peut provenir que du client.
Ce dispositif a été conçu pour le seul champ du crédit immobilier au sens de la directive. C’est un point fondamental.
Une autorisation strictement limitée au crédit immobilier
Le service de conseil indépendant est intégré exclusivement dans le livre du Code de la consommation relatif au crédit immobilier.
Il ne figure ni dans les dispositions applicables au crédit à la consommation ni dans celles relatives au rachat de crédits.
Cette différence n’est ni accidentelle ni ambiguë. Elle résulte d’un choix clair du législateur européen puis français.
Le crédit immobilier a été considéré comme nécessitant un niveau de protection renforcé en raison de sa durée, de ses montants et de ses conséquences patrimoniales à long terme.
A contrario, le crédit à la consommation et le regroupement de crédits relèvent d’un autre cadre juridique issu de directives distinctes. Ces textes n’ont jamais introduit la notion de conseil indépendant comme activité autonome.
Il est donc juridiquement inexact, et potentiellement risqué, de présenter une prestation de rachat de crédits comme un service de conseil indépendant.
Cette analyse est partagée par les autorités de supervision, notamment ACPR, qui rappellent régulièrement que les intermédiaires doivent qualifier précisément la nature de leur intervention et ne pas créer de confusion dans l’esprit des consommateurs.
Pour une lecture complète du cadre juridique, il est possible de consulter le Code de la consommation sur le site officiel
https://www.legifrance.gouv.fr
Pourquoi le conseil indépendant est interdit en rachat de crédits
Le regroupement de crédits est juridiquement rattaché au crédit à la consommation, même lorsqu’il inclut un prêt immobilier accessoire. À ce titre, il obéit aux règles issues de la directive crédit consommation et à ses dispositions nationales.
Or, ces textes n’ont jamais prévu la possibilité d’un service de conseil indépendant tel qu’il existe en crédit immobilier. Ils organisent en revanche un socle d’obligations précises à la charge des prêteurs et des intermédiaires.
Ces obligations portent notamment sur l’information, les explications adaptées, la transparence de la rémunération et la loyauté dans la présentation des offres.
Introduire artificiellement un contrat de conseil indépendant en rachat de crédits reviendrait à créer une activité juridique inexistante, sans base légale, et exposerait le professionnel à un risque sérieux de requalification et de contentieux.
C’est la raison pour laquelle les acteurs sérieux du marché évitent soigneusement cette terminologie lorsqu’ils interviennent sur des opérations de regroupement de crédits.
Pour approfondir cette distinction, un éclairage pédagogique est proposé par la Banque de France
https://www.banque-france.fr
Absence de conseil indépendant ne signifie pas absence de protection du client
Affirmer que le conseil indépendant n’est pas autorisé en rachat de crédits ne signifie en aucun cas que l’emprunteur est livré à lui même ou que le courtier n’a aucune responsabilité.
Bien au contraire.
Le courtier en regroupement de crédits est tenu à des obligations strictes. Il doit collecter les informations nécessaires à la compréhension de la situation financière du client.
Il doit expliquer les caractéristiques essentielles des solutions proposées. Il doit présenter les conséquences financières du montage retenu, notamment en matière de durée, de coût total et d’impact budgétaire.
La jurisprudence a par ailleurs consacré un devoir de mise en garde dans certaines situations à risque.
Ce devoir ne relève pas du conseil indépendant mais de la responsabilité civile professionnelle de l’intermédiaire.
Ainsi, le cadre juridique du rachat de crédits repose non pas sur une logique de conseil indépendant mais sur une logique de spécialisation, de pédagogie et de diligence.
Le véritable enjeu est la spécialisation du courtier en rachat de crédits
Dans un contexte réglementaire aussi précis, la valeur ajoutée ne réside pas dans une qualification juridique inadaptée mais dans l’expertise métier.
Le regroupement de crédits est une opération complexe.
Il implique une analyse fine des flux financiers, une maîtrise des règles bancaires, une connaissance approfondie des politiques des établissements prêteurs et une capacité à structurer des montages sur mesure.
Un courtier généraliste, même animé de bonnes intentions, ne dispose pas toujours de cette expertise spécifique.
À l’inverse, un acteur spécialisé comme Cibfinance intervient quotidiennement sur des dossiers de regroupement de crédits, incluant des situations patrimoniales complexes, des profils atypiques ou des contraintes bancaires fortes.
Cette spécialisation permet d’obtenir des solutions concrètes là où une approche standardisée échoue.
Pour mieux comprendre le fonctionnement du regroupement de crédits et ses enjeux, un article de référence est disponible sur le site de l’Institut national de la consommation
https://www.inc-conso.fr
Pourquoi faire appel à Cibfinance pour un rachat de crédits
Cibfinance n’intervient pas dans le cadre d’un conseil indépendant au sens de la directive crédit immobilier. Et c’est précisément ce qui garantit la sécurité juridique de ses interventions.
Son rôle est celui d’un courtier expert en regroupement de crédits. Il agit dans un cadre réglementaire clair, transparent et conforme aux textes en vigueur.
Il accompagne ses clients de l’analyse de leur situation jusqu’à la mise en place effective de la solution retenue.
Cette approche repose sur l’expérience, la connaissance fine du marché bancaire et la capacité à défendre les intérêts du client dans un cadre légal maîtrisé.
Dans un environnement où la confusion réglementaire peut nuire aux emprunteurs, choisir un spécialiste reconnu du rachat de crédits constitue un véritable facteur de sécurisation du projet.
Ce qu’il faut retenir sur le rachat de crédits et le conseil indépendant
Le conseil indépendant est une notion juridique précise, strictement encadrée, et volontairement limitée au champ du crédit immobilier par la transposition de la directive DCI. Il n’est ni prévu ni autorisé dans le cadre du rachat de crédits.
Cette réalité réglementaire ne doit pas être perçue comme une faiblesse du regroupement de crédits mais comme un cadre clair qui valorise l’expertise du courtier spécialisé.
Faire appel à un professionnel comme Cibfinance, c’est bénéficier d’un accompagnement rigoureux, conforme au droit, et fondé sur une maîtrise approfondie des mécanismes du rachat de crédits.
Dans un domaine aussi engageant pour les finances personnelles, l’expertise spécialisée reste la meilleure garantie de réussite.
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Si le regroupement de crédits entraîne une diminution du montant des mensualités, celle-ci peut entraîner un allongement de la durée de remboursement du crédit et majorer son coût total.


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